LE FOETUS A T'IL UNE MEMOIRE ??????
|
POUR UNE FOIS QU'ON ME DONNE LA PAROLE ! J'LA PRENDS. VOUS VOULEZ SAVOIR CE QUE JE PENSE DE L'ETRE HUMAIN ??
(LIVRE A LIRE A PARTIR DU PREMIER ARTICLE. CLIQUEZ SUR LISTE COMPLETE. Merci)
|
LA FORMIDABLE VIE DE FEOTUZINE VOTRE VIE VUE DE L'INTERIEUR RECIT AUTO ECHOGRAPHIQUE |
|
POUR UNE FOIS QU'ON ME DONNE LA PAROLE ! J'LA PRENDS. VOUS VOULEZ SAVOIR CE QUE JE PENSE DE L'ETRE HUMAIN ??
(LIVRE A LIRE A PARTIR DU PREMIER ARTICLE. CLIQUEZ SUR LISTE COMPLETE. Merci)
Vos bouquets de mots me manquent
Les couleurs qui les enveloppent me manquent aussi.
Je suis passée plusieurs fois ramasser ces fleurs dans ma corbeille
Je n'ai trouvé que quelques pétales récentes émanant encore leur parfum
Vos bouquets de mots me manquent
Les perles qui les habillent me manquent aussi.
Je suis passée plusieurs fois éponger ces étoiles dans ma corbeille
Je n'ai trouvé que les goutelettes de velours dévoilant encore leur empreinte
Vos bouquets de mots ne me mentent pas
Les racines solides qui les élèvent ne me mentent pas aussi
Vos bouquets de mots me sentent
Les âmes qui les épousent me sentent aussi
Cela faisait un bail que je n'avais pas montré le bout de mon nez ! Justement c'est cette odeur nauséabonde qui est venue s'incruster dans mes pores
vierges. Comme dans mon état actuel je suis vierge de tout soupçon, pure comme le liquide amniotique dans lequel je végète, innoçente comme la hache de paix, et bien....figurez-vous que je vais
essayer encore une fois de vous sauver une de vos vies...
Chez vous, dehors, vous dîtes : "Réveillez-vous !!!"
Eh bien depuis mon chez moi je vous hurle : "Reprenez conscience ! Réunifiez vous ! Ressoudez vous ! Reformez un cordon nombrinical ! RENAISSEZ !!!
Cette fameuse odeur venue me réveiller pour me prévenir !
Pour me prévenir que l'on vous assomme à coups de :
" Pour votre santé, REVEZ que vous mangez cinq fruits et légumes par jour !"
Il paraît que chez vous, c'est presque la fin des haribots, que les tomates deviennent rouge échymose, que
vous n'avez plus la pêche et que vous vous tapez un gros coup de Bindje !
Il paraît que chez vous, vous commençez à avoir du jus de navet dans les bras et cela fait un moment que cela datte !
Vous vous rendez compte maintenant que les urnes ont bien compté pour des prunes. Il est temps pour vous de vous refaire la cerise.
C'était prévu que les carottes ne seraient pas ardenté. C'était prévu que la nuit cher humain, tu végètes à rien !
Alors il est grand temps que vous vous réunissiez autour d'un pot aux roses....Oups !!! Pot au feu, afin de concocter un discours aux petits oignons, d'aller voir ce petit d'homme charmant haut
comme trois pommes accompagné de sa belle plante et de lui supplier de vous offrir une soupe aux choux pour vous rappeler le bon goût de ces CHERS nostalgiques légumes.
Bon ! Je vous laisse mijoter tout ça et je vais de ce pas dévorer un bon bol de plancton maternel !
Et l'espoir nous maintient en vie...
âmes sensibles, ne pas s'abstenir. Cliquez sur ce lien et repartez gorgés d'amour
Ambiance fête en ce moment. Maman court dans tous les sens. Moi, ça va faire vraiment un bail que je végète ici. Toujours pas envie de sortir
croyez moi !
Si on vous posait cette question :
"Auriez-vous préféré rester dans le ventre de votre maman ou pas de regret d'être sortis ?"
Dans les deux cas, j'en conclus que l'être humain a TOUJOURS le choix de dire son dernier mot
Et pour être de la fête parmi vous, une petite pensée pour ceux qui ont subi le choix de leurs bourreaux.
****
TIC TAC BOUM !!!
***
Le père Noël ne passera jamais chez moi
Il avaient déjà choisi mon jouet de joie
Elle portait en elle l'élu, le kamikaze
Mais moi je voulais écouter du jazz
Mais moi je voulais m'exploser au jazz
***
Le père Noël ne viendra jamais chez moi
Mon jouet me possède, il fait tic tac, tic tac
Je lui souris, je leur souris et j'ai le trac
Le Père Noël a peur de venir chez moi
Il a peur de mon jouet qui fait tic tac, tic tac
***
Ils ont cassé ma roue, mon jouet féérique
Ils ont volé, jeté ma baguette magique
Ils ont détruit mes morçeaux de jazz
Ils ont voulu et je suis devenu kamikaze
***
Ils ont colmaté mon coeur et mon sourire
Ils ont décidé. Je prendrai leur dernier soupir
Mais moi je voulais écouter du jazz
Je voulais m'exploser au jazz
***
Le père Noël viendra un jour chez moi
Pieusement, je l'accueillerai avec joie
Dieu trouvera son déguisement au ciel
Je lui offrirai alors mon jouet sensoriel
Ce bijou qui fait Tic Tac, Tic Tac
On f'ra la fête, la tête en vrac
Je lui chanterai mon beau jazz
Jusqu'à ce que son coeur s'embrase
***
Le père Noël n'est jamais venu chez moi
Il n'a pas trouvé son bel habit rouge
Ce rouge qui hante mes moments de joie
Le Père Noël a le même jouet que moi
Celui qui saute à tout moment quand je bouge
***
Tic Tac, Tic Tac, fait la musique du Jazz
Tic Tac, Tic Tac fait mon coeur de kamikaze
Mais moi je voulais écouter du Jazz
Mais moi je voulais m'exploser au Jazz
***
Le père Noël est parti pour toujours
Il m'a laissé tomber, crachant sur l'amour
Le Père Noël a choisi le grand détour
Tic Tac, Tic Tac, ça l'a rendu sourd
Peut-être reviendra t'il un jour
Son sac devait être trop lourd
***
Mais moi je rêve de Jazz
De m'exploser au Jazz
(8)- EDMOND LE VAGABOND...Suite
Une famille tranquille les Duchêne. Erreur. Cette famille cache un terrible secret. Un drame qui est resté et qui restera longtemps dans la mémoire de Marinette. Ce jour fatal bouleversera son avenir.
Marinette Duchêne a 15 ans. La chaleur lourde se fait rude. Il faut aller chercher de l'eau sur les bords du petit étang caché dans la forêt à 800 mètres de la maison. Comme à l'accoutumée, les bras chargés par les deux gros géricans absorbant totalement sa silhouette fluette, munie de son couteau qui ne la quitte jamais et qui lui rend de nombreux services, elle part. Le chemin est scabreux mais elle l'a tellement emprunté qu'elle connaît presque l'emplacement de chaque grosse pierre. Arrivée au bord de l'eau, sous ce soleil étouffant, elle décide de prendre une pause et de se baigner nue dans cette eau fraîche qui lui adresse ses murmures. Après tout, il n'y a jamais personne ici.
Elle se sent bien les pieds dans l'eau. Elle ferme les yeux pour apprécier les rayons de soleil généreux venant la caresser chaudement. Doucement elle défait sa robe qui tombe sur l'herbe, ôte ses chaussures usagées. Elle déroule son panty couleur chair. Les bretelles de sa combinaison en nylon glissent au contact de ses mains. La voici entièrement nue, les pieds dans l'eau se caressant les épaules. Le calme règne parmi le clapotis de cette eau dont elle s'asperge copieusement. Ses seins fermes de jeune fille se redressent aux premières projections de ce liquide frais.
Elle est belle Marinette. Séduisante, attirante. On ne soupçonnerait pas ce trésor charnel sous ses haillons vieillots qui l'enlaidissent.
Son corps ruisselle, parsemé de petits diamants transparents éclatants de mille scintillements. Ses cuisses se serrent quand elle asperge son entre jambes, cet endroit moelleux où elle s'attarde sensuellement. Après tout il n'y a personne ici se dit elle encore.
Mais Marinette ne sait pas qu'elle est observée. Le moindre de ses gestes reflète dans les yeux d'un homme caché derrière un fourré à deux mètres de l'étang.
Cet homme c'est Edmond. Edmond le vagabond. Un vieux garçon à la corpulence carrée forgée sûrement par de grands travaux rudes. Il observe Marinette depuis qu'elle est arrivée. Il se promenait quand il l'a entendue arriver doucement.
Edmond a le coeur qui bat de plus en plus et c'est la première fois qu'il découvre une femme nue.......à suivre
Gaston et Gil pénètrent dans cette grande cuisine modeste, propre. Rien ne traîne. Sa ferme est située à 30 kilomètres de la ville enfouie au bout d'un chemin entouré d'un bois riche d'essences. Aucune âme qui vive aux alentours.
Un bouquet de fleurs sauvages orne la table en bois immense pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Les vapeurs du café envahissent les narines de Gil. Des rideaux brodés à la main habillent les petites fenêtres reflètant les tranches du soleil éclatant.
La touche d'une âme féminine plâne. Gil un habitué de ces dames, perçoit aussitôt son odeur, ça le met dans une excitation curieuse jusqu'à présent inconnue dans sa conscience. Une chaleur presque transpirante gagne son corps. Il se surprend lui même et se demande ce qu'il lui arrive brusquement. Il dirige sa main contre sa poche dans laquelle se trouve la photo de sa maman, Daisy, comme il l'a toujours appelée dans ses rêves. Il presse fortement cette image vieillote et cornée sans la lâcher, le coeur tambourinant.
Gaston l'interrompt dans sa jouissance :
"Installe toi mon petiot ! Un grand bol de café et du pain frais que notre Marinette fabrique feront grand bien à ton estomac.
"Marinette !!! Marinette !!! "
Personne ne répond à l'appel de Gaston.
"Bougre de Dieu ! Où c'est y qu'elle est encore passée ? Et Edmond ?...Ils doivent être dans la grange en train de couper du bois. On ira les voir tout à l'heure.."
Gaston et Gil savourent cette copieuse collation dans une ambiance qui résonne...faisant presque vibrer les bibelots qui semblent revivre comme par magie..
Un grand lien d'amitié, d'affection surtout, continue de se tisser entre nos deux hommes. Gaston ne se souvient pas avoir savouré de tels moments de joie. Il est heureux. Gil, trés à l'aise, en totale confiance devant cet inconnu du matin se confie à Gaston. Il raconte sans pudeur son histoire, son abandon par cette mère inconnue, les deux femmes qui l'ont élevé...qui doivent indégnablement détenir un terrible secret, sa fuite vers l'aventure glorieuse, les mensonges concernant son désir de partir en Amérique....
D'un élan du coeur, Gaston se lève. Il prend Gil dans ses bras cachant ses larmes comme un enfant. Un sentiment immense envahit son coeur. Il s'imagine tenir serré fortement contre lui le fils qu'il n'a jamais eu, qu'il a souvent imaginé en secret. Son coeur bat en notes de musique..Toute sa vie cet homme a été loyal, digne, généreux, courageux. Le seul être avec qui il pouvait partager ses joies est son frère disparu trop tôt...Ce frère dont il a reçu des nouvelles quelques jours plus tôt par le notaire qui lui signifie qu'il vit à la Nouvelle Orléans. Enfin une bonne nouvelle après tant d'années de séparation.
Tout en tapotant sur l'épaule, Gaston propose à Gil une visite rapide de sa modeste propriété..
Pendant ce temps, Marinette s'est réfugiée dans sa chambre. Ses vêtements juchent sur le sol comme si elle était attendue pour une célébration en son honneur. Elle est nue dans le cabinet de toilette, se frottant le corps mouillé d'un tissu blanc en insistant sur ses parties intimes. Le tube de rouge à lèvres rouge vermeil neuf et si ancien s'écrase sur ses lèvres qui s'illuminent au contact de cette pommade magique. Une chaleur brutale l'envahit qui rapelle celle de Gil...sans doute ont t'il epprouvé cette sensation en même temps....
Elle ouvre la penderie grise déchirée par le temps, se saisit d'une jolie robe fleurie dont les couleurs s'harmonisent avec son sourire éclatant trop longtemps enfermé dans une bouche exquise. Elle s'est métamorphosée Marinette. Elle n'avait jamais pris le temps de consacrer du temps à ce corps oublié. Ce n'est pas une beauté mais c'est une femme souriante, sensuelle, charmante qui vient frapper le miroir qui semble conquis comme par enchantement. Sa chevelure rousse jaillit de ce foulard, cette prison étouffante. Un nuage de vapeur de poudre de riz recouvre la peau de ce visage de porcelaine. Elle pense à Edmond parti de bon matin en ville. Il ne rentrera que tard dans la soirée. Elle en profite. Il ne la verra pas si rayonnante d'ardeur.
Et ce n'est pas Edmond qui lui aurait suggéré de se faire belle pour lui. C'est un ours, un marginal qui ne lui a jamais procuré de plaisir. Pas un moment de tendresse, ni un mot langoureux....
à suivre....
Non, j'ai pas envie de vous parler de ma "grossesse" en ce moment. Je suis plongée dans ce roman mystérieux.
Et le reste du temps, vous voulez dire ?
Eh bien, cette partie est consacrée au sommeil. Il se passe tellement d'évènements bizarres dehors que je suis bien là où je me trouve.
Vous voudriez bien revenir dans cette poche moelleuse et confortable, à l'abri, sous protection, hein ? Celle que vous avez précipitemment quittée parce que trop curieux et tentés d'aller voir dehors.
Je vous comprends. Vous n'avez jamais demandé à venir au monde alors que moi, j'ai le pouvoir de ne jamais sortir.
Bon !!! Allez ! Vous n'allez pas me faire une crise de Calgon hein ? Allez ! Laissez-moi continuer ma lecture...
Bisous les Grands Avortons !
(5) - GASTON L'HOMME BON...suite
Gaston sollicite Gil à l'aider à finir ses tournées de lait. Le coeur sur la main cet homme ridé qui paraît plus vieux que son âge ! Grosse moustache brune, grand sec, 1,80 m grêlé d'acné, coiffé d'une éternelle casquette soudée à son crâne que l'on devine chauve, il attire la sympathie. Son regard laisse néanmoins transparaître une souffrance qu'il traîne à travers une larme éternelle. Il est d'un naturel râleur et peste en permanence sans agressivité. Tout le monde connait Gaston l'homme bon, toujours prêt à rendre service. Sa vie est extrardinaire. Gaston est un enfant adopté, il s'est toujours suffi à lui même. Il n'a jamais été à l'école. Il voit le jour le 20 Novembre 1904 à Tellancourt près de Nancy. Sa mère meurt en couches alors qu'il n'a que 3 ans. Son père les abandonne lui et son unique frère d'où leur placement à la DDASS. Gaston qui ne supporte pas cette vie s'échappe à l'âge de 12 ans et commençe à travailler dans une ferme près de Rouen où il est recueilli par un vieux fermier solitaire sans aucune famille. S'établissent alors entre eux des liens presque parentaux et c'est dans un amour paternel qu'il va grandir au milieu des vaches apprenant le métier sous la houlette du vieux fermier. Malheureusement le vieil homme meurt laissant Gaston seul face à cette exploitation laitière. Gaston n'a alors que 22 ans. Il n'a jamais été fainéant. La chance va lui sourire. Il est seul bénéficiaire dans le testament que le vieil homme avait fait parvenir au notaire. Par amour et par respect en sa mémoire, il va s'acharner à la besogne et c'est une affaire florissante que Gaston va produire. Il ne roule pas sur l'or mais ses revenus lui permettent d'engager un jeune couple, Marinette et Edmond qui prendront domicile chez lui. Marinette est une femme d'1,60 m assez fluette, le visage ingrat marqué sans doute par de terribles secrets. Edmond a 20 ans de plus qu'elle. Un marginal solitaire. Ils sont trop différents pour être ensemble mais ils donnent tout de suite satisfaction à Gaston qui n'est pas du genre à poser des questions. C'est un homme bon Gaston. Marinette s'occupe bien de la ferme et des animaux, et Edmond est un gaillard solide réparant de nombreux outils évitant des frais chez le quincailler du coin. Ils occupent une petite cabane de quatre pièces confortables et disposent de l'eau et de l'électricité. Le potager est régulièrement entretenu par Marinette qui se montre une cuisinière douée. Que pourrait demander Gaston de plus. Dix années que ce couple apparemment sans histoire partagent la vie de Gaston. Mais l'arrivée de Gil va chambouler la vie à la ferme...
La tournée épuisante s'achève. Gil s'est endormi, sans doute marqué par le manque de sommeil. Il est presque midi quand Gaston réveille brusquement Gil lui annonçant une invitation à déjeuner dans sa modeste demeure.
Marinette se tient debout devant la porte un torchon à la main qu'elle secoue. Voyant cet étranger accompagnant Gaston, elle rentre aussitôt et ferme la porte derrière elle au lieu de les accueillir. Gaston n'a rien vu de cette scène, trop occupé à décharger sa camionnette...
Marinette se hâte de prévenir Edmond de l'arrivée de cet intrus qui va chambouler le plan qui germe dans leurs esprits depuis longtemps, dans le but de dépouiller le pauvre Gaston. Un stratagème diabolique....
Vos bafouilles