<![CDATA[VU DE L'INTERIEUR]]> http://kozy.over-blog.com/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2006-01-25T12:42:58Z <![CDATA[(145) Sommeil "Végètes à rien !!!"]]> http://kozy.over-blog.com/article-21311093.html fr 2008-07-19T12:50:09Z <![CDATA[(144) Eau de vie.]]> http://kozy.over-blog.com/article-15783017.html fr 2008-01-18T22:35:30Z <![CDATA[(143) Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir......]]> http://kozy.over-blog.com/article-15675150.html fr 2008-01-18T22:36:05Z <![CDATA[(142) Le Père Noël ne viendra jamais chez moi...]]> http://kozy.over-blog.com/article-14862431.html fr 2007-12-21T21:35:06Z <![CDATA[(141) Bracelet Anti Fuite]]> http://kozy.over-blog.com/article-14784513.html fr 2008-01-18T22:45:15Z <![CDATA[(140) POLAR]]> http://kozy.over-blog.com/article-7252765.html fr 2007-12-03T01:18:22Z <![CDATA[(139) Suite POLAR....]]> http://kozy.over-blog.com/article-7232599.html Marinette la coquette...suite     Gaston et Gil pénètrent dans cette grande cuisine modeste,  propre. Rien ne traîne. Sa ferme est située à 30 kilomètres de la ville enfouie au bout d'un chemin entouré d'un bois riche d'essences. Aucune âme qui vive aux alentours. Un bouquet de fleurs sauvages orne la table en bois immense pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Les vapeurs du café envahissent les narines de Gil. Des rideaux brodés à la main habillent les petites fenêtres reflètant les tranches du soleil éclatant. La touche d'une âme féminine plâne. Gil un habitué de ces dames, perçoit aussitôt son odeur, ça le met dans une excitation curieuse jusqu'à présent inconnue dans sa conscience. Une chaleur presque transpirante gagne son corps. Il se surprend lui même et se demande ce qu'il lui arrive brusquement. Il dirige sa main contre sa poche dans laquelle se trouve la photo de sa maman, Daisy, comme il l'a toujours appelée dans ses rêves. Il presse fortement cette image vieillote et cornée sans la lâcher, le coeur tambourinant.  Gaston l'interrompt dans sa jouissance : "Installe toi mon petiot ! Un grand bol de café et du pain frais que notre Marinette fabrique feront grand bien à ton estomac. "Marinette !!! Marinette !!! " Personne ne répond à l'appel de Gaston. "Bougre de Dieu ! Où c'est y qu'elle est encore passée ? Et Edmond ?...Ils doivent être dans la grange en train de couper du bois. On ira les voir tout à l'heure.." Gaston et Gil savourent cette copieuse collation dans une ambiance qui résonne...faisant presque vibrer les bibelots qui semblent revivre comme par magie.. Un grand lien d'amitié, d'affection surtout, continue de se tisser entre nos deux hommes. Gaston ne se souvient pas avoir savouré de tels moments de joie. Il est heureux. Gil, trés à l'aise, en totale confiance devant cet inconnu du matin se confie à Gaston. Il raconte sans pudeur son histoire, son abandon par cette mère inconnue, les deux femmes qui l'ont élevé...qui doivent indégnablement détenir un terrible secret, sa fuite vers l'aventure glorieuse, les mensonges concernant son désir de partir en Amérique.... D'un élan du coeur, Gaston se lève. Il prend Gil dans ses bras cachant ses larmes comme un enfant. Un sentiment immense envahit son coeur. Il s'imagine tenir serré fortement contre lui le fils qu'il n'a jamais eu, qu'il a souvent imaginé en secret. Son coeur bat en notes de musique..Toute sa vie cet homme a été loyal, digne, généreux, courageux. Le seul être avec qui il pouvait partager ses joies est son frère disparu trop tôt...Ce frère dont il a reçu des nouvelles quelques jours plus tôt par le notaire qui lui signifie qu'il vit à la Nouvelle Orléans. Enfin une bonne nouvelle après tant d'années de séparation. Tout en tapotant sur l'épaule, Gaston  propose à Gil une  visite rapide de sa modeste propriété.. Pendant ce temps, Marinette s'est réfugiée dans sa chambre. Ses vêtements juchent sur le sol comme si elle était attendue pour une célébration en son honneur. Elle est nue dans le cabinet de toilette, se frottant le corps mouillé d'un tissu blanc en insistant sur ses parties intimes. Le tube de rouge à lèvres rouge vermeil neuf et si ancien s'écrase sur ses lèvres qui s'illuminent au contact de cette pommade magique. Une chaleur brutale l'envahit qui rapelle celle de Gil...sans doute ont t'il epprouvé cette sensation en même temps.... Elle ouvre la penderie grise déchirée par le temps, se saisit d'une jolie robe fleurie dont les couleurs s'harmonisent avec son sourire éclatant trop longtemps enfermé dans une bouche exquise. Elle s'est métamorphosée Marinette. Elle n'avait jamais pris le temps de consacrer du temps à ce corps oublié. Ce n'est pas une beauté mais c'est une femme souriante, sensuelle, charmante qui vient frapper le miroir qui semble conquis comme par enchantement. Sa chevelure rousse jaillit de ce foulard, cette prison étouffante. Un nuage de vapeur de poudre de riz recouvre la peau de ce visage de porcelaine. Elle pense à Edmond parti de bon matin en ville. Il ne rentrera que tard dans la soirée. Elle en profite. Il ne la verra pas si rayonnante d'ardeur. Et ce n'est pas Edmond qui lui aurait suggéré de se faire belle pour lui. C'est un ours, un marginal qui ne lui a jamais procuré de plaisir. Pas un moment de tendresse, ni un mot langoureux....  à suivre.... ]]> fr 2007-12-03T01:18:11Z <![CDATA[(138) Suite POLAR]]> http://kozy.over-blog.com/article-7214838.html fr 2007-12-03T01:17:57Z <![CDATA[(137) SUITE POLAR]]> http://kozy.over-blog.com/article-7206160.html 4) - NOUVELLE VIE, NOUVELLE ORLEANS...suite         Rouen - 30 Juin 1949 - Gil alors âgé de 16 ans quitte le domicile familial après une nuit agitée. L'aurore à peine levée, il emboîte le pas doucement en prenant le soin de ne pas réveiller "ses mères". Elles seront avisées de son départ secret qu'au moment de leur petit déjeuner. Pour le moment, elles dorment profondément et Gil a pris le soin de déposer une lettre brève sur la table de la cuisine..Juste quelques mots ornent cette feuille déchirée de son cahier intime : "Je pars à ma recherche - Adieu". Un baluchon sur son épaule contenant juste de quoi se changer, son journal intime, son certificat d'études, quelques billets de banque et surtout, surtout la photo de sa mère Daisy... Il jette un dernier regard derrière lui, baisse son chapeau comme pour oublier et emprunte d'un pas décidé le chemin de terre qui le transportera dans le néant... Il sait qu'il dispose de tous les atouts pour réussir, que l'enjeu va être trés difficile mais tout peut arriver. Pour Gil ce départ, cette renaissance est le Pérou. Il a attendu longtemps..Il a tant de fois rêvé de grande vie, de belles filles, de copains. Qu'on le respecte enfin, qu'on le salue, qu'on se retourne sur lui.... mais pour flamber il faut du prestige, de l'audace, de l'argent... Au bord de la route, une camionnette de laitier semble rouler au pas. Gil fait signe au conducteur qui s'arrête et le fait monter comme s'il était joyeux de trouver un compagnon de route devenue rhébarbative et monotone. La discussion fait bon train portant sur les vaches, le lait, la distribution matinale. L'homme est trés bavard. Au fil de la conversation, Gil apprend que ce laitier doit prendre le bateau en direction de la Nouvelle Orléans. Il se dit que c'est un signe du destin. Et quel destin !!! "J'm'appelle Gaston l'ami ! Un chti coup d'rouge ?" Gil qui n'a jamais bu, se lâche dans un soupir et accepte ce goulot tendu dans cette main ridée cordiale. Une gorgée, deux.. et dans un sursaut de fierté il avale en un trait la moitié de la bouteille. "Ste Marie ! Sacré descente P'tiot !" "Et où c'est y que tu vas comme ça mon gamin ?" "M'sieur Gastion, je suis à la recherche de ma mère que je n'ai jamais vu" "Et où c'est y qu'elle est ta mère ?" "Aux dernières nouvelles, j'ai cru comprendre dans une conversation de la famille qu'elle se trouverait en Amérique" réplique Gil, tête baissée, se pinçant la lèvre pour faire jaillir cette putain de larme qui tarde à apparaître de son oeil" Gaston, touché par ce môme pour lequel il se prend en pitié lui tapote l'épaule comme pour lui faire comprendre qu'il allait l'aider....   ]]> fr 2007-12-03T01:17:41Z <![CDATA[(136) POLAR...]]> http://kozy.over-blog.com/article-7177284.html   DAISY DURIEUX                   (3) - LA DAISYRADE...suite   Gil Durieux est un vieux beau au physique agréable attirant les plus belles femmes d'un simple regard. Un homme trés élégant que la vie n'a pas gâté, élevé et entouré de femmes, il n'a jamais su et on lui a toujours caché qui était son père. Sa mère souvent absente, c'est sous l'emprise d'une vieille tante et d'une grand mère autoritaire qu'il grandit avec une haine démesurée pour sa mère à qui il reproche de n'avoir jamais été à ses côtés. Elle lui a rendu visite qu'une seule fois, il avait alors 6 ans. Il garde constamment dans son portefeuille le seul lien qui l'unit à sa génitrice, une photo jaunie par les années. Une mère trop belle, trop dure, trop autoritaire a t'il entendu dire dans les rares conversations qu'il a épiées, caché derrière une porte chez sa vieille tante... Ce sont les larmes aux yeux qu'il va s'imaginer,seul la nuit, la tête enfouie sous sa couverture, la personnalité de sa maman et l'endroit où elle peut bien vivre. Il va l'aimer autant qu'il la hait. Son équilibre nerveux n'y résiste pas. A 10 ans, période où les enfants de son âge se réunissent dehors pour jouer, il traîne seul, marche de longues heures le dos accolé contre les murs du voisinage arborant un regard perçant, un demi sourire dessiné au bord des lèvres qui semble indiquer : "Je vais me venger quand votre heure viendra". Un mauvais présage sans doute. Nul ne l'a pris au sérieux ce pauvre Gil. Fréquentant l'école de son quartier, les seules bonnes notes qu'il ramène concernent le dessin. Ses professeurs repèrent néanmoins en lui une véritable passion pour cet art. A peine rentré chez lui, il s'enferme à double tour et passe ses soirées à dessiner des bouches de femmes, avec un seul modèle qui ne quitte pas la petite table qui lui sert de bureau : la photo du visage de sa maman sur laquelle se dessine de magnifiques lèvres pulpeuses, cette bouche qui hante indégnablement ses nuits. Il ne s'intéresse qu'à une seule sorte de lecture, les revues et magazines truffés de magnifiques créatures dont il découpe scupuleusement les bouches qu'il colle dans une sorte de cahier intime. Une obsession. Les années passent. Il grandit toujours habité par ce sadisme, cet érotisme, ce mystère dans lequel il se complait. L'ambiance à la maison n'est pas au beau fixe. Ses deux "mères" sont continuellement en train de lui faire mille et un reproches, mais il baisse les yeux et se tait, marmonnant tout bas. Les seules sorties qu'il s'octroie, c'est attelé sur sa bicyclette flambant neuve chez le diffuseur de presse du coin où un paquet de revues l'attend chaque jour. Gil n'est pas aussi bête qu'il en a l'air. Il a réfléchi et en a conclu qu'il devait conquérir ce monde qu'il hait en devenant un notable. Et pour devenir ce notable tant vénéré et respecté, il faut qu'il réussisse... Une nuit sans sommeil, il eût une idée lumineuse.. Il repassa dans son esprit les images de ces longs moments où il raclait les murs des rues avoisinnantes avec son dos. Un flash ! Comme par enchantement. Ces murs de bétons allaient bouleverser sa vie. Il deviendra architecte. Oui, bon sang ! Un grand architecte ! Dés lors, il prend conscience de son sort et se mit avec acharnement à travailler studieusement et obtenir les meilleures notes, à la joie des ses "mamans" qui ne comprirent rien au changement soudain de personnalité de Gil. Un autre projet mûrissait dans son esprit. Il se fit le sermon de bâtir une maison de maître qu'il baptiserait "La Daisyrade". Pourquoi ? Parce que le seul renseignement qu'il avait obtenu concernant sa mère était son prénom : Daisy.... ]]> fr 2007-12-03T01:17:27Z