<![CDATA[VU DE L'INTERIEUR]]> http://kozy.over-blog.com/ LES MONOLOGUES D'UN FOETUS (Récit auto échographique par Foetuzine) A lire sans hésiter.... fr http://accel7.fdata.over-blog.com/0/22/85/62/avatar-blog-7969280-tmpphpjDbCFQ.jpg <![CDATA[VU DE L'INTERIEUR]]> http://kozy.over-blog.com/ Wed, 30 Jul 2008 23:05:42 +0200 Wed, 30 Jul 2008 23:05:42 +0200 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2008, desirade MIGOT journalintime http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[(145) Sommeil "Végètes à rien !!!"]]> http://kozy.over-blog.com/article-21311093.html Cela faisait un bail que je n'avais pas montré le bout de mon nez ! Justement c'est cette odeur nauséabonde qui est venue s'incruster dans mes pores vierges. Comme dans mon état actuel je suis vierge de tout soupçon, pure comme le liquide amniotique dans lequel je végète, innoçente comme la hache de paix, et bien....figurez-vous que je vais essayer encore une fois de vous sauver une de vos vies...

Chez vous, dehors, vous dîtes : "Réveillez-vous !!!"

Eh bien depuis mon chez moi je vous hurle : "Reprenez conscience ! Réunifiez vous ! Ressoudez vous ! Reformez un cordon nombrinical ! RENAISSEZ !!!

Cette fameuse odeur venue me réveiller pour me prévenir !

Pour me  prévenir que l'on vous assomme à coups de :

" Pour votre santé, REVEZ que vous mangez cinq fruits et légumes par jour !"

Il paraît que chez vous,  c'est presque la fin des haribots, que les  tomates deviennent rouge échymose, que vous n'avez plus  la pêche et que vous vous tapez un gros coup de Bindje !    

Il paraît que chez vous, vous commençez à avoir du jus de navet dans les bras et cela fait un moment que cela datte !

Vous vous rendez compte maintenant que les urnes ont bien compté pour des prunes. Il est temps pour vous de vous refaire la cerise.

C'était prévu que les carottes ne seraient pas ardenté. C'était prévu que la nuit cher humain, tu végètes à rien !

Alors il est grand temps que vous vous réunissiez autour d'un pot aux roses....Oups !!! Pot au feu, afin de concocter un discours aux petits oignons, d'aller voir ce petit d'homme charmant haut comme trois pommes accompagné de sa belle plante et de lui supplier de vous offrir une soupe aux choux pour vous rappeler le bon goût de ces CHERS nostalgiques légumes.

Bon ! Je vous laisse mijoter tout ça et je vais de ce pas dévorer un bon bol de plancton
maternel !

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Thu, 17 Jul 2008 20:14:00 +0200 http://kozy.over-blog.com/article-21311093.html kozy http://kozy.over-blog.com/article-21311093-6.html
<![CDATA[(144) Eau de vie.]]> http://kozy.over-blog.com/article-15783017.html Le liquide amniotique dans lequel je baigne est l'océan de larmes de joie de Maman. 

C'est pour cette raison que je nage toujours dans le bonheur.]]>
Fri, 18 Jan 2008 22:23:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-15783017.html kozy http://kozy.over-blog.com/article-15783017-6.html
<![CDATA[(143) Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir......]]> http://kozy.over-blog.com/article-15675150.html Et l'espoir nous maintient en vie...

âmes sensibles, ne pas s'abstenir. Cliquez sur ce lien et repartez gorgés d'amour

fr.youtube.com/watch

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Tue, 15 Jan 2008 19:10:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-15675150.html kozy http://kozy.over-blog.com/article-15675150-6.html
<![CDATA[(142) Le Père Noël ne viendra jamais chez moi...]]> http://kozy.over-blog.com/article-14862431.html Ambiance fête en ce moment. Maman court dans tous les sens. Moi, ça va faire vraiment un bail que je végète ici. Toujours pas envie de sortir croyez moi !
Si on vous posait cette question : 

"Auriez-vous préféré rester dans le ventre de votre maman ou pas de regret d'être sortis ?"

Dans les deux cas, j'en conclus que l'être humain a TOUJOURS le choix de dire son dernier mot

Et pour être de la fête parmi vous, une petite pensée pour ceux qui ont subi le choix de leurs bourreaux.

****

 

TIC TAC BOUM !!!

 

        ***

Le père Noël ne passera jamais chez moi

Il avaient déjà choisi mon jouet de joie

Elle portait en elle l'élu, le kamikaze

Mais moi je voulais écouter du jazz

Mais moi je voulais m'exploser au jazz

             ***

Le père Noël ne viendra jamais chez moi

Mon jouet me possède, il fait tic tac, tic tac

Je lui souris, je leur souris et j'ai le trac

Le Père Noël a peur de venir chez moi

Il a peur de mon jouet qui fait tic tac, tic tac

             ***

Ils ont cassé ma roue, mon jouet féérique

Ils ont volé, jeté ma baguette magique

Ils ont détruit mes morçeaux de jazz

Ils ont voulu et je suis devenu kamikaze

            ***

Ils ont colmaté mon coeur et  mon sourire

Ils ont décidé. Je prendrai leur dernier soupir

Mais moi je voulais écouter du jazz

Je voulais m'exploser au jazz

             ***

Le père Noël viendra un jour chez moi

Pieusement, je l'accueillerai avec joie

Dieu trouvera son déguisement au ciel

Je lui offrirai alors mon jouet sensoriel

Ce bijou qui fait Tic Tac, Tic Tac

On f'ra la fête, la tête en vrac

Je lui chanterai mon beau jazz

Jusqu'à ce que son coeur s'embrase

             ***

Le père Noël n'est jamais venu chez moi

Il n'a pas trouvé son bel habit rouge

Ce rouge qui hante mes moments de joie

Le Père Noël a le même jouet que moi

Celui qui saute à tout moment quand je bouge

             ***

Tic Tac, Tic Tac, fait la musique du Jazz

Tic Tac, Tic Tac fait mon coeur de kamikaze

Mais moi je voulais écouter du Jazz

Mais moi je voulais m'exploser au Jazz

              ***

Le père Noël est parti pour toujours

Il m'a laissé tomber, crachant sur l'amour

Le Père Noël a choisi le grand détour

Tic Tac, Tic Tac, ça l'a rendu sourd

Peut-être reviendra t'il un jour

Son sac devait être trop lourd

***

Mais moi je rêve de Jazz

De m'exploser au Jazz

 

 

 

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Fri, 21 Dec 2007 21:17:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-14862431.html kozy http://kozy.over-blog.com/article-14862431-6.html
<![CDATA[(141) Bracelet Anti Fuite]]> http://kozy.over-blog.com/article-14784513.html J'ai passé une nuit pleine de remous. J'ai failli mourir . Mes dernières secondes de vie m'anéantissaient. Un rêve absurde ! Je me trouvais au milieu d'un tourbillon d'air, qui m'aspirait vers le haut sans pouvoir redescendre au fond pour respirer l'eau de vie, ce liquide délicieux, ce miel vivant, sans lequel je ne pourrais être. Je me suis débattue comme une malade ! D'où venait ce souffle mortel ? 
Je ne m'en suis sortie que grâce à mon cordon de chair sur lequel je me suis aggripée et qui ne m'a lâchée à aucun moment !

Tiens, en parlant de cordon, il paraît que l'on va m'accoutrer d'un espèce de bracelet dés que je vais pointer le bout de mon nez. Qu'est-ce encore que cette trouvaille de l'humain ? D'après ce que j'ai pu comprendre, c'est pour m'empêcher de me sauver. Et on va me demander mon avis ? Je porte déjà un long collier satiné et je vais devoir me traîner ce bracelet anti fuite ! Enchaînée sans raison, coupable pour la deuxième fois. Ma fuite, je la prépare depuis des mois et des mois... Pas facile d'élaborer un plan d'évasion, quand on risque de se faire menotter à la sortie ! Et ce n'est pas tout. Ils vont m'humilier en prenant mes empreintes. S'ils savaient les bougres ! Mes véritables empreintes, mes racines, sont gravées à jamais dans le petit bedon de maman.

Ils veulent me faire croire que c'est un signe de richesse de porter un bracelet pour me prendre au piège, mais je ne le crois pas. Je suis sûre que c'est un appât. C'est même la voisine de maman qui lui a raconté. Elle disait que le coup du bracelet des nouveaux nés était le premier écrit d'amour qu'on leur offrait et que ce petit bijou vaudrait de l'or pour toute la vie. Même qu'elle a rajouté que dans les pays trés pauvres, il y avait des millions de bébés qui n'avaient pas eu la chance de recevoir un bracelet. Et de poursuivre :

"On reste attachés toute la vie à ce bracelet."

C'est à ce moment précis que j'ai compris qu'ils allaient me capturer à la seconde où ils me repèreraient en me maintenant immobile pour me menotter.
Elle a fini par se trahir cette bonne femme.
Même maman l'a confirmé car dés que la voisine est partie, j'ai entendu maman dire : 

"Elle exagère quand même ! La vérité, c'est que le plus beau cadeau de la vie que puisse recevoir mon bébé, c'est qu'il sorte indemne, sans douleur, et sans aucun souci !'

Donc, vous voyez bien que le coup du bracelet, c'est bien un guet appens !

Pas envie de me faire appréhender... 

Et vous vous l'avez toujours votre bracelet ? Avez vous réussi à rester un homme libre ? 

A moins que vous ayez un plan à me proposer ?

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Wed, 19 Dec 2007 23:11:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-14784513.html kozy http://kozy.over-blog.com/article-14784513-6.html
<![CDATA[(140) POLAR]]> http://kozy.over-blog.com/article-7252765.html  

 

 

(8)- EDMOND LE VAGABOND...Suite

 

Une famille tranquille les Duchêne. Erreur. Cette famille cache un terrible secret. Un drame qui est resté et qui restera longtemps dans la mémoire de Marinette. Ce jour fatal bouleversera son avenir.

Août 1919.

Marinette a 15 ans. La chaleur lourde se fait rude. Il faut aller chercher de l'eau sur les bords du petit étang caché dans la forêt à 800 mètres de la maison. Comme à l'accoutumée, les bras chargés par les deux gros géricans absorbant totalement sa silhouette fluette, munie de son couteau qui ne la quitte jamais et qui lui rend de nombreux services, elle part. Le chemin est scabreux mais elle l'a tellement emprunté qu'elle connaît presque l'emplacement de chaque grosse pierre. Arrivée au bord de l'eau, sous ce soleil étouffant, elle décide de prendre une pause et de se baigner nue dans cette eau fraîche qui lui adresse ses murmures. Après tout, il n'y a jamais personne ici. 

Elle se sent bien les pieds dans l'eau. Elle ferme les yeux pour apprécier les rayons de soleil généreux venant la caresser chaudement. Doucement elle défait sa robe qui tombe sur l'herbe, ôte ses chaussures usagées. Elle déroule sa gaine couleur chair. Les bretelles de son soutien gorge glissent au contact de ses mains. La voici entièrement nue, les pieds dans l'eau se caressant les épaules. Le calme règne parmi le clapotis de cette eau dont elle s'asperge copieusement. Ses seins fermes de jeune fille se redressent aux premières projections de ce liquide frais.

Elle est belle Marinette. Séduisante, attirante. On ne soupçonnerait pas ce trésor charnel sous ses haillons vieillots qui l'enlaidissent.

Son corps ruisselle, parsemé de petits diamants transparents éclatants de mille scintillements. Ses cuisses se serrent quand elle asperge son entre jambes, cet endroit moelleux où elle s'attarde sensuellement. Après tout il n'y a personne ici se dit elle encore.

Mais Marinette ne sait pas qu'elle est observée. Le moindre de ses gestes reflète dans les yeux d'un homme caché derrière un fourré à deux mètres de l'étang.

Cet homme c'est Edmond. Edmond le vagabond. Un vieux garçon à la corpulence carrée forgée sûrement par de grands travaux rudes. Il observe Marinette depuis qu'elle est arrivée. Il se promenait quand il l'a entendue arriver doucement.

Edmond a le coeur qui bat de plus en plus et c'est la première fois qu'il découvre une femme nue.......à suivre

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Thu, 15 Nov 2007 21:08:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-7252765.html POLAR http://kozy.over-blog.com/article-7252765-6.html
<![CDATA[(139) Suite POLAR....]]> http://kozy.over-blog.com/article-7232599.html Marinette la coquette...suite

 

 

Gaston et Gil pénètrent dans cette grande cuisine modeste,  propre. Rien ne traîne. Sa ferme est située à 30 kilomètres de la ville enfouie au bout d'un chemin entouré d'un bois riche d'essences. Aucune âme qui vive aux alentours.

Un bouquet de fleurs sauvages orne la table en bois immense pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Les vapeurs du café envahissent les narines de Gil. Des rideaux brodés à la main habillent les petites fenêtres reflètant les tranches du soleil éclatant.

La touche d'une âme féminine plâne. Gil un habitué de ces dames, perçoit aussitôt son odeur, ça le met dans une excitation curieuse jusqu'à présent inconnue dans sa conscience. Une chaleur presque transpirante gagne son corps. Il se surprend lui même et se demande ce qu'il lui arrive brusquement. Il dirige sa main contre sa poche dans laquelle se trouve la photo de sa maman, Daisy, comme il l'a toujours appelée dans ses rêves. Il presse fortement cette image vieillote et cornée sans la lâcher, le coeur tambourinant.

 Gaston l'interrompt dans sa jouissance :

"Installe toi mon petiot ! Un grand bol de café et du pain frais que notre Marinette fabrique feront grand bien à ton estomac.

"Marinette !!! Marinette !!! "

Personne ne répond à l'appel de Gaston.

"Bougre de Dieu ! Où c'est y qu'elle est encore passée ? Et Edmond ?...Ils doivent être dans la grange en train de couper du bois. On ira les voir tout à l'heure.."

Gaston et Gil savourent cette copieuse collation dans une ambiance qui résonne...faisant presque vibrer les bibelots qui semblent revivre comme par magie..

Un grand lien d'amitié, d'affection surtout, continue de se tisser entre nos deux hommes. Gaston ne se souvient pas avoir savouré de tels moments de joie. Il est heureux. Gil, trés à l'aise, en totale confiance devant cet inconnu du matin se confie à Gaston. Il raconte sans pudeur son histoire, son abandon par cette mère inconnue, les deux femmes qui l'ont élevé...qui doivent indégnablement détenir un terrible secret, sa fuite vers l'aventure glorieuse, les mensonges concernant son désir de partir en Amérique....

D'un élan du coeur, Gaston se lève. Il prend Gil dans ses bras cachant ses larmes comme un enfant. Un sentiment immense envahit son coeur. Il s'imagine tenir serré fortement contre lui le fils qu'il n'a jamais eu, qu'il a souvent imaginé en secret. Son coeur bat en notes de musique..Toute sa vie cet homme a été loyal, digne, généreux, courageux. Le seul être avec qui il pouvait partager ses joies est son frère disparu trop tôt...Ce frère dont il a reçu des nouvelles quelques jours plus tôt par le notaire qui lui signifie qu'il vit à la Nouvelle Orléans. Enfin une bonne nouvelle après tant d'années de séparation.

Tout en tapotant sur l'épaule, Gaston  propose à Gil une  visite rapide de sa modeste propriété..

Pendant ce temps, Marinette s'est réfugiée dans sa chambre. Ses vêtements juchent sur le sol comme si elle était attendue pour une célébration en son honneur. Elle est nue dans le cabinet de toilette, se frottant le corps mouillé d'un tissu blanc en insistant sur ses parties intimes. Le tube de rouge à lèvres rouge vermeil neuf et si ancien s'écrase sur ses lèvres qui s'illuminent au contact de cette pommade magique. Une chaleur brutale l'envahit qui rapelle celle de Gil...sans doute ont t'il epprouvé cette sensation en même temps....

Elle ouvre la penderie grise déchirée par le temps, se saisit d'une jolie robe fleurie dont les couleurs s'harmonisent avec son sourire éclatant trop longtemps enfermé dans une bouche exquise. Elle s'est métamorphosée Marinette. Elle n'avait jamais pris le temps de consacrer du temps à ce corps oublié. Ce n'est pas une beauté mais c'est une femme souriante, sensuelle, charmante qui vient frapper le miroir qui semble conquis comme par enchantement. Sa chevelure rousse jaillit de ce foulard, cette prison étouffante. Un nuage de vapeur de poudre de riz recouvre la peau de ce visage de porcelaine. Elle pense à Edmond parti de bon matin en ville. Il ne rentrera que tard dans la soirée. Elle en profite. Il ne la verra pas si rayonnante d'ardeur.

Et ce n'est pas Edmond qui lui aurait suggéré de se faire belle pour lui. C'est un ours, un marginal qui ne lui a jamais procuré de plaisir. Pas un moment de tendresse, ni un mot langoureux.... 

à suivre....

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Tue, 06 Nov 2007 20:24:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-7232599.html POLAR http://kozy.over-blog.com/article-7232599-6.html
<![CDATA[(138) Suite POLAR]]> http://kozy.over-blog.com/article-7214838.html  

Non, j'ai pas envie de vous parler de ma "grossesse" en ce moment. Je suis plongée dans ce roman mystérieux.

Et le reste du temps, vous voulez dire ?

Eh bien, cette partie est consacrée au sommeil. Il se passe tellement d'évènements bizarres dehors que je suis bien là où je me trouve.

Vous voudriez bien revenir dans cette poche moelleuse et confortable, à l'abri, sous protection, hein ? Celle que vous avez précipitemment quittée parce que trop curieux et tentés d'aller voir dehors.

Je vous comprends. Vous n'avez jamais demandé à venir au monde alors que moi, j'ai le pouvoir de ne jamais sortir.

Bon !!! Allez ! Vous n'allez pas me faire une crise de Calgon hein ? Allez ! Laissez-moi continuer ma lecture...

Bisous les Grands Avortons !

 

 

(5) - GASTON L'HOMME BON...suite

 

 

Gaston sollicite Gil à l'aider à finir ses tournées de lait. Le coeur sur la main cet homme ridé qui paraît plus vieux que son âge ! Grosse moustache brune, grand sec, 1,80 m grêlé d'acné, coiffé d'une éternelle casquette soudée à son crâne que l'on devine chauve, il attire la sympathie. Son regard laisse néanmoins transparaître une souffrance qu'il traîne à travers une larme éternelle. Il est d'un naturel râleur et peste en permanence sans agressivité. Tout le monde connait Gaston l'homme bon, toujours prêt à rendre service. Sa vie est extrardinaire. Gaston est un enfant adopté, il s'est toujours suffi à lui même. Il n'a jamais été à l'école. Il voit le jour le 20 Novembre 1904 à Tellancourt près de Nancy. Sa mère meurt en couches alors qu'il n'a que 3 ans. Son père les abandonne lui et son unique frère d'où leur placement à la DDASS. Gaston qui ne supporte pas cette vie s'échappe à l'âge de 12 ans et commençe à travailler dans une ferme près de Rouen où il est recueilli par un vieux fermier solitaire sans aucune famille. S'établissent alors entre eux des liens presque parentaux et c'est dans un amour paternel qu'il va grandir au milieu des vaches apprenant le métier sous la houlette du vieux fermier. Malheureusement le vieil homme meurt laissant Gaston seul face à cette exploitation laitière. Gaston n'a alors que 22 ans. Il n'a jamais été fainéant. La chance va lui sourire. Il est seul bénéficiaire dans le testament que le vieil homme avait fait parvenir au notaire. Par amour et par respect en sa mémoire, il va s'acharner à la besogne et c'est une affaire florissante que Gaston va produire. Il ne roule pas sur l'or mais ses revenus lui permettent d'engager un jeune couple, Marinette et Edmond qui prendront domicile chez lui. Marinette est une femme d'1,60 m assez fluette, le visage ingrat marqué sans doute par de terribles secrets. Edmond a 20 ans de plus qu'elle. Un marginal solitaire. Ils sont trop différents pour être ensemble mais ils donnent tout de suite satisfaction à Gaston qui n'est pas du genre à poser des questions. C'est un homme bon Gaston. Marinette s'occupe bien de la ferme et des animaux, et Edmond est un gaillard solide réparant de nombreux outils évitant des frais chez le quincailler du coin. Ils occupent une petite cabane de quatre pièces confortables et disposent de l'eau et de l'électricité. Le potager est régulièrement entretenu par Marinette qui se montre une cuisinière douée. Que pourrait demander Gaston de plus. Dix années que ce couple apparemment sans histoire partagent la vie de Gaston. Mais l'arrivée de Gil va chambouler la vie à la ferme...

La tournée épuisante s'achève. Gil s'est endormi, sans doute marqué par le manque de sommeil. Il est presque midi quand Gaston réveille brusquement Gil lui annonçant une invitation à déjeuner dans sa modeste demeure.

Marinette se tient debout devant la porte un torchon à la main qu'elle secoue. Voyant cet étranger accompagnant Gaston, elle rentre aussitôt et ferme la porte derrière elle au lieu de les accueillir. Gaston n'a rien vu de cette scène, trop occupé à décharger sa camionnette...

Marinette se hâte de prévenir Edmond de l'arrivée de cet intrus qui va chambouler le plan qui germe dans leurs esprits depuis longtemps, dans le but de dépouiller le pauvre Gaston. Un stratagème diabolique....

 

 

 

 

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Sun, 28 Oct 2007 22:11:00 +0100 http://kozy.over-blog.com/article-7214838.html POLAR http://kozy.over-blog.com/article-7214838-6.html
<![CDATA[(137) SUITE POLAR]]> http://kozy.over-blog.com/article-7206160.html 4) - NOUVELLE VIE, NOUVELLE ORLEANS...suite

 

 

 

 

Rouen - 30 Juin 1949 -

Gil alors âgé de 16 ans quitte le domicile familial après une nuit agitée. L'aurore à peine levée, il emboîte le pas doucement en prenant le soin de ne pas réveiller "ses mères". Elles seront avisées de son départ secret qu'au moment de leur petit déjeuner. Pour le moment, elles dorment profondément et Gil a pris le soin de déposer une lettre brève sur la table de la cuisine..Juste quelques mots ornent cette feuille déchirée de son cahier intime : "Je pars à ma recherche - Adieu".

Un baluchon sur son épaule contenant juste de quoi se changer, son journal intime, son certificat d'études, quelques billets de banque et surtout, surtout la photo de sa mère Daisy...

Il jette un dernier regard derrière lui, baisse son chapeau comme pour oublier et emprunte d'un pas décidé le chemin de terre qui le transportera dans le néant...

Il sait qu'il dispose de tous les atouts pour réussir, que l'enjeu va être trés difficile mais tout peut arriver. Pour Gil ce départ, cette renaissance est le Pérou. Il a attendu longtemps..Il a tant de fois rêvé de grande vie, de belles filles, de copains. Qu'on le respecte enfin, qu'on le salue, qu'on se retourne sur lui.... mais pour flamber il faut du prestige, de l'audace, de l'argent...

Au bord de la route, une camionnette de laitier semble rouler au pas. Gil fait signe au conducteur qui s'arrête et le fait monter comme s'il était joyeux de trouver un compagnon de route devenue rhébarbative et monotone.

La discussion fait bon train portant sur les vaches, le lait, la distribution matinale. L'homme est trés bavard.

Au fil de la conversation, Gil apprend que ce laitier doit prendre le bateau en direction de la Nouvelle Orléans. Il se dit que c'est un signe du destin. Et quel destin !!!

"J'm'appelle Gaston l'ami ! Un chti coup d'rouge ?"

Gil qui n'a jamais bu, se lâche dans un soupir et accepte ce goulot tendu dans cette main ridée cordiale. Une gorgée, deux.. et dans un sursaut de fierté il avale en un trait la moitié de la bouteille.

"Ste Marie ! Sacré descente P'tiot !"

"Et où c'est y que tu vas comme ça mon gamin ?"

"M'sieur Gastion, je suis à la recherche de ma mère que je n'ai jamais vu"

"Et où c'est y qu'elle est ta mère ?"

"Aux dernières nouvelles, j'ai cru comprendre dans une conversation de la famille qu'elle se trouverait en Amérique" réplique Gil, tête baissée, se pinçant la lèvre pour faire jaillir cette putain de larme qui tarde à apparaître de son oeil"

Gaston, touché par ce môme pour lequel il se prend en pitié lui tapote l'épaule comme pour lui faire comprendre qu'il allait l'aider....

 

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Wed, 24 Oct 2007 21:51:00 +0200 http://kozy.over-blog.com/article-7206160.html POLAR http://kozy.over-blog.com/article-7206160-6.html
<![CDATA[(136) POLAR...]]> http://kozy.over-blog.com/article-7177284.html

 

DAISY DURIEUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(3) - LA DAISYRADE...suite

 

Gil Durieux est un vieux beau au physique agréable attirant les plus belles femmes d'un simple regard. Un homme trés élégant que la vie n'a pas gâté, élevé et entouré de femmes, il n'a jamais su et on lui a toujours caché qui était son père. Sa mère souvent absente, c'est sous l'emprise d'une vieille tante et d'une grand mère autoritaire qu'il grandit avec une haine démesurée pour sa mère à qui il reproche de n'avoir jamais été à ses côtés. Elle lui a rendu visite qu'une seule fois, il avait alors 6 ans. Il garde constamment dans son portefeuille le seul lien qui l'unit à sa génitrice, une photo jaunie par les années. Une mère trop belle, trop dure, trop autoritaire a t'il entendu dire dans les rares conversations qu'il a épiées, caché derrière une porte chez sa vieille tante...

Ce sont les larmes aux yeux qu'il va s'imaginer,seul la nuit, la tête enfouie sous sa couverture, la personnalité de sa maman et l'endroit où elle peut bien vivre. Il va l'aimer autant qu'il la hait. Son équilibre nerveux n'y résiste pas. A 10 ans, période où les enfants de son âge se réunissent dehors pour jouer, il traîne seul, marche de longues heures le dos accolé contre les murs du voisinage arborant un regard perçant, un demi sourire dessiné au bord des lèvres qui semble indiquer : "Je vais me venger quand votre heure viendra". Un mauvais présage sans doute. Nul ne l'a pris au sérieux ce pauvre Gil.

Fréquentant l'école de son quartier, les seules bonnes notes qu'il ramène concernent le dessin. Ses professeurs repèrent néanmoins en lui une véritable passion pour cet art. A peine rentré chez lui, il s'enferme à double tour et passe ses soirées à dessiner des bouches de femmes, avec un seul modèle qui ne quitte pas la petite table qui lui sert de bureau : la photo du visage de sa maman sur laquelle se dessine de magnifiques lèvres pulpeuses, cette bouche qui hante indégnablement ses nuits.

Il ne s'intéresse qu'à une seule sorte de lecture, les revues et magazines truffés de magnifiques créatures dont il découpe scupuleusement les bouches qu'il colle dans une sorte de cahier intime. Une obsession.

Les années passent. Il grandit toujours habité par ce sadisme, cet érotisme, ce mystère dans lequel il se complait.

L'ambiance à la maison n'est pas au beau fixe. Ses deux "mères" sont continuellement en train de lui faire mille et un reproches, mais il baisse les yeux et se tait, marmonnant tout bas. Les seules sorties qu'il s'octroie, c'est attelé sur sa bicyclette flambant neuve chez le diffuseur de presse du coin où un paquet de revues l'attend chaque jour. Gil n'est pas aussi bête qu'il en a l'air. Il a réfléchi et en a conclu qu'il devait conquérir ce monde qu'il hait en devenant un notable. Et pour devenir ce notable tant vénéré et respecté, il faut qu'il réussisse...

Une nuit sans sommeil, il eût une idée lumineuse.. Il repassa dans son esprit les images de ces longs moments où il raclait les murs des rues avoisinnantes avec son dos. Un flash ! Comme par enchantement. Ces murs de bétons allaient bouleverser sa vie. Il deviendra architecte. Oui, bon sang ! Un grand architecte !

Dés lors, il prend conscience de son sort et se mit avec acharnement à travailler studieusement et obtenir les meilleures notes, à la joie des ses "mamans" qui ne comprirent rien au changement soudain de personnalité de Gil.

Un autre projet mûrissait dans son esprit. Il se fit le sermon de bâtir une maison de maître qu'il baptiserait "La Daisyrade".

Pourquoi ? Parce que le seul renseignement qu'il avait obtenu concernant sa mère était son prénom : Daisy....

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Fri, 12 Oct 2007 12:05:00 +0200 http://kozy.over-blog.com/article-7177284.html POLAR http://kozy.over-blog.com/article-7177284-6.html